Les 4 forces de l’identité numérique (illustration)

 

 

Pour l’ouverture de cette nouvelle catégorie sur l’E-réputation, voici un article que j’ai trouvé très intéressant !

Si le livre « E-Réputation, Stratégies d’influence sur Internet » est plus pratique, que théorique, nous avons développé quelques concepts, tel que les 4 forces de l’identité numérique ci-dessous (extrait du chapitre 5 « Agir en internaute, prévoir en stratège »).


Construire son identité numérique

L’identité numérique s’impose désormais à tous : « pris dans la toile », nous sommes désormais conduits à nous interroger sur une seule question. Souhaitons-nous, ou pas, tenter de maîtriser cette identité digitale ? L’exercice d’une influence est impossible sans contrôle de l’identité numérique. Nous devons la réécrire, quand elle existe et qu’elle nous échappe, ou la développer quand elle est restée à l’état d’embryon.

Construire une identité numérique en vue d’établir une influence sur Internet, c’est la définition même d’une stratégie d’E-Réputation réussie. Encore faut-il, pour ce faire, apprendre à contrôler notre identité numérique et à définir les objectifs de l’influence que nous entendons exercer avec elle.

Quatre critères permettent d’identifier une identité numérique contrôlée : la cohérence, la preuve, la connexion et l’historique :

  • La cohérence : l’ensemble des résultats renvoie à une identité cohérente, sans dissonance ni contradiction. L’addition des commentaires d’internautes, du discours officiel, des éléments de contenu que l’on retrouvera sur Google ou Facebook, doivent être au diapason, au service d’un seul message et d’une seule image.
  • La preuve : une identité numérique ne se paie pas de mots – elle se prouve. Photographies, articles de presse, témoignages, contributions Wikipédia : si le réel n’est plus le premier lieu de l’identité, il reste source de preuve. On cherchera donc, le plus possible, à connecter les éléments identitaires à des preuves, relayées sur le net, qui confortent le discours.
  • La connexion : une identité numérique contrôlée est nécessairement intégrée. Elle a trouvé sa place dans un univers de référence : qu’il s’agisse d’une industrie, d’un contexte politique, d’un groupe de passionnés… Elle est citée dans les « blogrolls » (liste de liens vers des blogs proches par leurs thèmes) et ses contenus sont repris par des prescripteurs inscrits dans le même univers. Une identité numérique peut d’ailleurs s’étendre sur plusieurs « sphères » relationnelles, toutes reliées et cohérentes entre elles.
  • L’historique : le temps est le premier allié de la crédibilité numérique. L’iden­tité numérique se construit jour après jour, au fil des interventions générées sur le web, des connexions établies, des documents publiés. Lors d’une recherche, l’internaute découvrira non seulement le présent mais aussi le passé d’une identité. Le web n’oublie jamais rien : il nous offre ainsi l’opportunité d’écrire une histoire – et de façonner avec elle notre identité.

Pourquoi une identité numérique ?

Une identité numérique claire, confirmée par l’historique, la preuve, la connexion et la cohérence, est le meilleur outil pour construire la confiance. Dans un univers virtuel où l’information déborde, sans hiérarchie, il est essentiel de se construire de nouveaux repères : comment faire confiance à un site marchand sans identité numérique établie ? Comment croire aux chances d’un homme politique inconnu, sans communauté et sans référence ? Comment recruter une personne qui prétend avoir une longue carrière dans une industrie et dont on ne trouve aucune trace sur Internet ? Qu’on le regrette ou qu’on s’en réjouisse, nous disposons tous d’une identité numérique : elle joue désormais un rôle essentiel de construction de la confiance. Il convient de travailler à la préciser en fonction de ses objectifs. L’identité numérique doit être mise au service de l’influence que l’on souhaite exercer sur les autres : employeurs, clients, proches…

Pour les communicants, l’identité numérique est une base indispensable pour construire la confiance. Elle est le véhicule de toute forme de communication, on et offline. La façonner et garantir sa crédibilité font donc partie des actes indispensables, fondateurs, de toute stratégie de communication, notamment d’influence.

source e-reputation.org


E-g8 : Facebook bientôt ouvert aux moins de 13 ans ?

Facebook M.Z
Sur la page d’inscription de Facebook, il faut indiquer avoir plus de 13 ans pour ouvrir un compte. Bientôt, ce ne sera sans doute plus le cas.

Peu le savent mais Facebook est interdit aux moins de 13 ans. Mais ce ne sera peut-être plus longtemps le cas car Mark Zuckerberg, le jeune patron du réseau social, s’est fixé comme objectif de faire sauter cette barrière et de rendre son «trombinoscope» accessible aux plus jeunes. A la veille du grand rendez-vous des géants de l’Internet à Paris, l’info pourrait bien faire bondir les défenseurs des enfants.

Faire sauter un verrou juridique

C’est sur CNN que le milliardaire de 27 ans a annoncé lundi son nouveau «combat» : « Ma philosophie est que pour l’éducation vous devez commencer à un très, très jeune âge ». Or aux Etats-Unis, une loi américaine interdit aux sites Web qui collectent des informations sur les utilisateurs d’ accepter les moins de 13 ans. Jusque là, Facebook traquait les tricheurs et affirme même supprimer 20.000 comptes par jour. Pour Zuckerberg, cette loi est désormais un verrou à faire sauter, ne serait-ce que pour étudier et analyser ce qu’il est possible de faire en termes d’apprentissage avec les réseaux, pour «apprendre ce qui marche».

Assurer la protection des plus jeunes

« A l’avenir, la technologie et les logiciels permettront aux gens d’apprendre beaucoup de leurs camarades » assure-t-il avant de rassurer les associations de défense de l’enfant : « Nous prendrions toutes les précautions afin de s’assurer que les plus jeunes sont protégés ».

Les géants de l’internet mondial se retrouvent mardi matin pour la première édition d’un «e-G8» consacré aux enjeux du numérique dont les débats, qui se tiennent jusqu’à mercredi soir, vont alimenter le sommet du G8 de Deauville (27-28 mai). Facebook, Google, eBay ou encore Microsoft: la quasi-totalité des grands noms de l’internet ont fait le déplacement et vont défendre leur vision de la Toile et du modèle économique à mettre en place pour assurer son développement et sa pérennité.

Qu’en pensez vous ?


Warrior of the net : Explication du fonctionnement d’internet pour les novices

Que se passe-t-il lorsque l’on clique sur un lien web ?

Voici une petite vidéo qui est un outil d’introduction parfait au fonctionnement d’internet pour les utilisateurs novices ou pour les étudiants qui commencent une spécialisation en réseau informatique (un bon moyen pédagogique pour faire passer des heures de théorie …)

La traduction en Français est un peu « barbare » donc, pour les anglophones, il y a la version originale en HD (que je trouve bien plus sympa)

VF:

VO (HD):

Et puis, si le chargement de la vidéo est long, vous avez peut être raté cet article !


Ralentissement de Youtube ? En voici l’explication !

La plupart des internautes français le constatent : Youtube rame complètement. Impossible depuis plusieurs semaines de lire correctement une vidéo en 360p et je ne vous parle même pas de la HD. Quels sont les FAI qui rencontrent un souci avec Youtube ? :

  • Free – Touché très fortement
  • SFR – Touché
  • Orange -Touché
  • Bouygue – Pas de problème
  • Numéricable – Pas de problème
  • Renater et autres machins un peu exotiques – Pas de problème

Pas besoin donc de rebooter ma Freebox en invoquant l’esprit magique de Xavier Niel (l’équivalent de eywa chez les na’vi).

SFR FAI   La stratégie du pourrissement

SFR

numericable FAI   La stratégie du pourrissement

Numéricable

renater FAI   La stratégie du pourrissement

Renater

bouygues FAI   La stratégie du pourrissement

Bouygues

orange1 FAI   La stratégie du pourrissement

Orange

free FAI   La stratégie du pourrissement

Free

Le problème ici est un problème de tuyau et d’argent. Une histoire digne d’un épisode de Dallas ou Dynastie !! Je vais essayer de vous expliquer les raisons de ce blocage pour le moins énervant…

Comme on l’a vu par le passé avec des histoires comme Megaupload et Orange, ou encore Neuf et Dailymotion, les internautes continuent d’être les victimes permanentes d’une guerre que se livrent les FAI et les fournisseurs de contenu. Si je prends le cas de Youtube, il y a effectivement de plus en plus de monde qui s’y connecte pour regarder des vidéos de plus en plus lourdes. Les tuyaux entre les FAI et Youtube, qui ont été mis en place suite à des accords de peering ne sont plus assez « gros » (en plus d’être mal équilibrés), ce qui provoque un engorgement.

Le résultat est là : une majorité d’abonnés ADSL français sont dans l’incapacité de lire une vidéo Youtube sans la laisser pré-charger pendant 1/4 d’heure.

Seule solution pour régler le problème : Augmenter la taille du tuyau.

Techniquement, c’est faisable très simplement… Alors pourquoi est ce que ce problème perdure ? Et bien la vraie raison est que cela coûte un peu d’argent.

La question est donc : Qui doit payer ?

Le deal que nous avons tous passé avec notre FAI est le suivant : « Je te paye un abonnement tous les mois et tu me donnes accès à Internet »Mais aujourd’hui, ce deal n’est plus respecté.

En effet, que ce soit à l’époque avec le cas Megaupload, ou maintenant avec Youtube, ce n’est plus un véritable accès à Internet que nous avons. Nous nous dirigeons petit à petit vers un internet qui ressemblera plutôt à un bouquet payant de sites internet.

Bof bof… Je suis désolé mais je paye un abonnement aussi pour avoir accès à Youtube. Cette situation n’est donc pas normale et doit être réglée. Historiquement et logiquement, c’est aux FAI de se démerder pour que l’accès de leurs abonnés soit le plus fluide possible, quelque soit le site internet consulté.

Mais comme je vous le disais, augmenter la taille des tuyaux coûte un petit peu d’argent. Les FAI tentent donc depuis plusieurs mois de faire pression sur certains éditeurs de contenu et en particulier Google, pour que ceux-ci prennent à leur charge cette dépense. On la vu encore récemment avec SFR qui a tenté un coup de poker avec OVH en essayant de leur faire payer le peering.

Seul hic : Les éditeurs de contenu ne veulent pas payer. Google fait de la résistance et avec lui des services de CDN comme Akamai.

Vous l’aurez compris, nous sommes dans une impasse… Il s’agit d’un vrai bras de fer entre les FAI et les fournisseurs de contenu. Et malheureusement, la stratégie adoptée par Free, Orange et SFR semble être celle du pourrissement. On laisse l’accès au site Youtube pour ne pas être accusé de censeurs, mais avec un débit de merde, pour que les gens pensent que c’est chez Youtube que ça coince. Je déduis quand même, à la vue des graphiques envoyé par mes gentils followers, qu’Orange et SFR ont un peu plus de pitié pour leurs abonnés et doivent déporter une petite partie du surplus de ces connexions sur du Transit IP (c’est à dire de l’achat de bande passante à un opérateur). Par contre, chez Free, ils sont sans pitié… Un véritable manque de respect pour ses abonnés !

Free veut jouer les gros bras face à Google, alors on laisse saturer le peering et basta. Stratégie très agressive dont nous subissons tous les conséquences… On nous a d’ailleurs tellement bien bourré le crâne en nous expliquant que si le FAI prenait à sa charge ce coût d’évolution actuelle, le prix de notre abonnement ADSL augmenterait, qu’en bon français grippe-sou, nous en venons à défendre bec et ongle notre FAI, montrant du doigt le méchant Google ! Hors de question de voir notre abonnement ADSL augmenter !

Pire, on plaindrait presque les FAI de devoir payer la facture… « Non, mais vous comprenez, les pauvres, pourquoi est ce qu’ils devraient augmenter les capacités de leur réseau pour 1 ou 2 site populaire comme Youtube ? » Pourquoi ??? Parce que c’est leur travail et qu’on les paye pour ça !

network map free FAI   La stratégie du pourrissement

Puis arrêter de tout faire passer par Paris, en améliorant le maillage du réseau, ça ne pourra pas faire de mal…

La vérité, c’est que les FAI ont tout l’argent nécessaire pour faire évoluer leurs infrastructures et assurer un accès internet de bonne qualité à leurs clients. C’est prévu dans leur business model depuis le début et je vais même vous dire mieux : Ils sont tellement rentables qu’ils pourraient le faire sans problème dès à présent ! Si je reprends le cas de Free et de la maison mère Iliad, leur activité est très très très rentable. D’après le dernier rapport de gestion publié par iliad [PDF], leur marge brute est de 55,9%, leur marge EBITDA de 39,1% et enfin, leur marge nette est de 15,3%.

Autant dire que l’argent pour upgrader son réseau, Free l’a largement avec ses 4,5 millions d’abonnés. Mais il semblerait qu’ils préfèrent réduire au maximum les dépenses sur le réseau actuel pour se concentrer sur l’avenir : le FTTH ou Très haut débit. L’idée en mettant le paquet dès le début sur le FTTH est toujours la même : Ecraser la concurrence en construisant le réseau de nouvelle generation le plus capillaire possible pour l’utiliser et le louer aux concurrents pendant des décénnies. C’est bien gentil tout ça, mais en attendant, moi j’ai toujours un accès merdique à internet… et je continue de payer comme un âne.

Une de mes sources qui traine un peu dans ce milieu, m’indique même que les 3 principaux opérateurs français que sont Orange, SFR et Free, auraient eu quelques « discussions » à ce sujet, dont le leitmotiv était « Il faut faire payer Google donc travaillons ensemble dans ce sens« . Ça reste à prouver bien sûr mais nos petits FAI français ne semblent avoir peur de rien ni de personne et s’imaginent probablement faire plier le géant américain. Si Bouygues et Numéricable ne dégradent pas leur service, c’est peut être simplement parce qu’ils sont trop petits pour entrer dans le cadre des discussions avec les autres FAI ? Vas savoir…

Autre point stratégique qui pourrait expliquer pourquoi les FAI choisissent cette technique du pourrissage, c’est leur annonce de proposer des services de CDN (Content Delivery Network). Pour faire simple et compréhensible par tous, un CDN est un réseau de plusieurs serveurs répartis géographiquement qui fait office de relai (comme un cache) pour distribuer les données localement sans que l’internaute ai à les chercher à l’autre bout du monde. Plus de rapidité et moins d’engorgement pour tous. Ce genre de service comme Akamai ou Cloudfront d’Amazon est payant pour les fournisseurs de contenu. En se faisant CDN et en faisant payer très chère l’interconnexion (peering privé), les FAI auront bientôt tous les pouvoirs pour prendre en otage les fournisseurs de contenu. En effet, quel autre choix aurait par exemple Google, que de s’offrir les services de CDN de Free pour que l’accès à Youtube se fasse dans de meilleures conditions ? C’est déjà le cas en Angleterre et ça semble poser de vraies questions. Ce sera bientôt le cas en France avec SFR. Dans le cadre du débat autour de la neutralité du net, les députés français se sont d’ailleurs posés la question de la dangerosité de cette double casquette FAI / Fournisseur de contenu. Qui empêchera tel FAI de favoriser son propre contenu ou de dégrader celui des autres ?

Malin non ?

Orange a racheté Dailymotion il y a peu de temps, et l’on peut très bien imaginer qu’un jour, ils dégradent “involontairement” le service vers Youtube en offrant un meilleur accès à Dailymotion par le biais d’une connectivité directe (peering privé) ou transit IP “made in Orange”. Heureusement, je leur fais confiance et ça n’arrivera pas… Euuh attendez… ah si, Orange est bien dans le trio des FAI qui empêchent leurs abonnés d’avoir un accès normal à Youtube et demandent que les éditeurs passent à la caisse. Zut alors…

Bref, tout ça pour dire que :

  • Non, ce n’est pas normal que l’accès à Youtube soit dégradé de cette façon
  • Oui, les coupables sont bien les FAI qui ne font rien pour sortir de cette situation (en trouvant un accord avec Google pour upgrader l’interconnexion avec leur réseau par le biais du peering ou d’un routage du surplus de trafic via des opérateurs de transit IP)
  • Non, ce n’est pas aux abonnés de trinquer pour cette histoire de sous

Je le dis et je le répète, je paye un abonnement Internet pour avoir accès à Internet dans sa globalité et pas juste aux sites que m’autorisent Monsieur Free, Monsieur Orange ou Monsieur SFR. Laissons tomber les pétitions et les beaux discours et allons directement à la case protestation en saturant d’appels les supports techniques (et commerciaux!) de nos FAI d’amour pour gueuler !

  • SFR : 1077
  • Orange : 3900
  • Free : 3244

Il n’y a que comme ça que ça peut faire changer les choses. C’est déjà arrivé par le passé avecDailymotion qui annonçait sur sa homepage que le service était dégradé par SFR et qu’il fallait les contacter via la hotline, et bizarrement, depuis plus aucun problème.

abonnes neuf4 FAI   La stratégie du pourrissement

Il faut l’ouvrir, faire un peu de bruit et compter sur l’intelligence des FAI concernés qui se rendront compte forcement à un moment, que prendre en otage ses propres abonnés pour négocier avec Google, n’est pas une solution viable à long terme.

Source korben.info


4G : impossible de savoir ce que veut réellement Eric Besson

4G : impossible de savoir ce que veut réellement Eric Besson

Photo : Eric Besson, le nouveau ministre de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique  (D.R.)

(Source EuroTMTC’est ce qui s’appelle faire plaisir à tout le monde. Que vous soyez opérateur de réseau, nouvel entrant, MVNO, autorité de régulation ou haut fonctionnaire de Bercy, vous avez pu vous satisfaire des propos tenus par Eric Besson, le nouveau ministre de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique lors des Assises du numérique, réunies jeudi 25 novembre à Paris.

Dans son discours, Eric Besson a en effet indiqué, à propos de l’attribution des fréquences dans la bande des 800 MHz et 2,6 GHz destinées aux futurs réseaux 4G, qu’il « lancerait l’appel à candidatures pour l’utilisation de ces fréquences début 2011.» Cet appel à candidature devra répondre « à trois objectifs essentiels : la couverture des territoires, l’accroissement de la concurrence, et la valorisation du patrimoine immatériel de l’Etat ».

Pour mémoire, le débat fait rage au sein du gouvernement entre les tenants d’une ligne purement budgétaire et ceux qui souhaitent fixer des obligations. Les premiers veulent maximiser les revenus tirés de la vente des fréquences tandis que les seconds veulent établir des obligations en matière de concurrence ou de couverture des zones mal desservies par les réseaux à haut débit. Entre les deux, le ministre n’a donc pas pris position.

Car les trois objectifs qu’il a énoncés sont contradictoires. Si on veut imposer des contraintes, cela suppose de diminuer le prix de réserve des licences, et dès lors, d’être prêt à accepter de moindres …

rentrées pour le budget de l’Etat. En fait, la feuille de route proposée par le ministre correspond largement aux propositions faites par l’Arcep. Ainsi, si Eric Besson se prononce en faveur d’un découpage en quatre lots de la bande de fréquences 800 MHz, il s’agissait de l’une des deux propositions de découpage présentées par l’autorité de régulation des télécoms.

Sur le soutien à apporter aux MVNO, l’Arcep a aussi maintenu un indice multiplicateur des offres en fonction du degré d’ouverture des réseaux mobiles aux opérateurs virtuels. Seul problème, ce système a déjà été mis en oeuvre pour l’attribution des deux derniers lots de fréquences 3G récemment et il n’a pas incité les opérateurs mobiles à se montrer plus accueillants. D’où la crainte exprimée par Alternative Mobile, l’association des MVNO, de voir les opérateurs de réseaux continuer à leur refuser la possibilité d’évoluer vers un modèle de « full MVNO », qui leur permettrait une plus grande autonomie.

Concernant la couverture du territoire, l’Arcep a aussi proposé, pour les fréquences du dividende numérique, des contraintes fortes en matière de couverture des zones blanches. Il est donc impossible, à partir du discours du ministre, de savoir dans quel sens tranchera finalement Matignon.

A moins que le débat sur le prix de réserve des licences ne soit un faux débat. « Quel que soit le prix retenu, les opérateurs mobiles se porteront acquéreurs, car le portefeuille de fréquences détenu par chaque opérateur va devenir un véritable élément différenciant » explique ainsi un acteur, les équipements permettant maintenant de gérer plusieurs technologies sur la même fréquence.

Cela favoriserait les principaux opérateurs, à commencer par France Télécom. Les autres, comme Iliad, auront, peut-être, eux, intérêt à constituer un consortium (avec TDF par exemple) pour avoir accès à ces fréquences, tout en limitant leurs risques financiers.



La SNCF met sa relation client à la sauce Twitter

La SNCF met sa relation client à la sauce Twitter


Désormais, les clients de Voyages-sncf.com pourront se mettre en relation avec un conseiller via Twitter. Le voyagiste en ligne a en effet lancé un nouveau compte, Clt_Voyagessncf. Cet outil de communication sera disponible 7 jours sur 7, de 8h à 21h, pour tous les problèmes rencontrés par les voyageurs.

Voyages-sncf.com, premier e-voyagiste en France en termes de fréquentation, souhaite, via ce compte Twitter, répondre aux interrogations de ses clients, les accompagner à chacune des étapes de leur parcours et recueillir leurs suggestions sur le site.

La relation client du voyagiste en ligne continuera d’enrichir sa présence sur les réseaux sociaux d’ici l’été avec le lancement de l’agent virtuel LEA sur Facebook. Il y a quelques mois, La Poste avait fait de même en utilisant Twitter comme outil pour sa relation client.


Fibre optique : Bouygues Telecom, SFR et Free s’opposent à l’ARCEP

Hier, lors du colloque annuel organisé par l’ARCEP, les dirigeants de SFR, de Bouygues Telecom et de Free ont profité de la tribune qui leur était donnée pour critiquer le plan de déploiement de la fibre optique élaboré par le gouvernement. Ils estiment que la régulation délaisse la mutualisation et favorise France Télécom.

Fibre optique

Hier, lors de son colloque annuel qui avait pour thème « Croissance, innovation et régulation » l’ARCEP ne s’attendait pas à subir la fronde des trois concurrents de France TélécomEmmenés par Martin Bouygues, les trois opérateurs ont vivement critiqué la stratégie adoptée par le gouvernement pour le déploiement de la fibre optique en France.

Le plan fibre ambitionne de couvrir 57 % de la population en très haut débitd’ici 5 ans et d’atteindre les 100 % en 2025. Pour parvenir à cet objectif, l’Etat s’est engagé à investir 2 milliards d’euros. Quant aux modalités réglementaires, la France est le premier pays de l’Union Européenne à s’être doté d’un cadre juridique.

Martin Bouygues

Or, c’est ce cadre réglementaire, validé par le gouvernement, qui a essuyé un feu nourri de critiques. Le premier a s’être exprimé est Martin Bouygues, le président de Bouygues Telecom : « L’Etat a posé le principe de la concurrence par les infrastructures, quels que soient les réseaux. L’application de ce principe sur les réseaux fibres conduit en fait à instaurer une concurrence par l’investissement et les cash-flow.»

Selon lui, le cadre réglementaire favorise le déploiement de la fibre optique dans les zones les plus denses, c’est-à-dire dans les zones les plus rentables, délaissant ainsi les zones rurales. « France Télécom décide de déployer les villes rentables partout où des réseaux d’initiative publique départementaux se dessinent, ruinant ainsi la rentabilité globale du projet des collectivités locales. » a-t-il ajouté.

Plaidant pour sa paroisse, il a demandé à l’autorité de régulation d’avoir plus de temps avant d’investir dans la fibre afin de développer sa base de clients fixes. En effet, Bouygues Telecom est devenu un FAI il y a seulement deux ans et propose des solutions très haut débit en utilisant le réseau de Numericable.

Xavier Niel

Quant à Free et SFR, ils reprochent à l’ARCEP de ne pas favoriser la mutualisation. Xavier Niel estime que « 500 millions d’euros sont gaspillés chaque année[…] car chacun déploie son réseau à coté des autres » et Jean-Bernard Lévy, président du directoire de Vivendi, groupe qui possède SFR, qualifie le cadre réglementaire « d’absurdité », en expliquant que l’on déploie «  un réseau ferré avec des voies différentes pour chaque sociétés de transport. »

Par ailleurs, il a rappelé que SFR « propose depuis plus d’un an la mise en place d’une infrastructure commune avec France Télécom, ouverte à tous les opérateurs et organismes financiers qui souhaitent investir dans les réseaux de demain »

En s’exprimant ainsi, les trois rivaux de France Télécom se positionnent clairement du côté de l’avis de l’Autorité de la concurrence. Cette dernière invite l’ARCEP à réfléchir à une séparation fonctionnelle de France Télécom qui couperait l’opérateur historique en deux entités, une gérant le réseau et l’autre les offres commerciales.

Les propositions des trois opérateurs sont restées lettres mortes puisque d’après nos confrères du journal Les Echos, Stéphane Richard n’était plus dans la salle pour répondre à ses homologues.