Archives de Catégorie: Télécoms

L’OMS estime que les ondes du mobile sont dangereuses pour la santé

Sécurité – A partir de 30 minutes de conversation par jour, l’Organisation mondiale de la santé estime que le mobile est « peut-être cancérigène pour l’homme ».

Après des années de tergiversations sur le sujet, l’OMS (l’Organisation mondiale de la santé) vient de trancher sur la nocivité supposée des ondes émises par un téléphone mobile. Et la décision risque de jeter un froid puisque ses experts indiquent aujourd’hui que ces ondes sont potentiellement dangereuses et augmentent le risque de tumeur du cerveau.

C’est la première fois qu’une organisation de ce type, composée de scientifiques, confirme la nocivité de ces appareils. Pourtant, jusqu’à aujourd’hui, aucune étude n’a réussi à prouver ce danger.

Pour autant, l’OMS estime que le risque est suffisamment élevé pour classer les champs électromagnétiques émis par les téléphones portables dans la catégorie 2 B, catégorie associée à des risques « probablement » cancérigènes.

« Il peut y avoir un risque, et que nous devons donc surveiller de près le lien entre les téléphones portables et le risque de cancer », commente Jonathan Samet, président du groupe de travail d’une trentaine d’experts de 14 pays.

Principe de précaution

Reste que le discours reste ambigu. Si les scientifiques ont tranché en validant pour la première fois le risque des ondes émises par un mobile, ils appliquent avant tout le principe de précaution. En effet, ils n’apportent pas de preuves permettant d’établir un lien direct entre utilisation du portable et cancer, mais plutôt un faisceau d’indices concordants.

« Les preuves, qui continuent à s’accumuler, sont assez fortes pour justifier » cette classification, a estimé Jonathan Samet qui rappelle que les experts ont étudié toutes les études déjà publiées sur le sujet et ont estimé qu’il existait un lien possible pour les gliomes et les neurinomes (deux formes de cancers du cerveau).

Mais dans l’esprit des consommateurs, le risque est désormais bel et bien validé. Il faudra maintenant savoir si cette décision aura un impact commercial sur les ventes de mobiles et si les fabricants vont renforcer leur communication autour du rayonnement de leurs produits.

Les experts rappellent que le risque existe à partir de 30 minutes de conversation par jour et conseillent donc d’utiliser des kits mains-libres ou de privilégier les SMS…

En France, la Fédération française des télécoms a pris acte de cette décision mais tente de la minimiser. « En choisissant 2B, catégorie qui concerne 266 autres agents dont le café et les légumes vinaigrés, le CIRC indique que le lien entre cancer et ondes radio n’est pas démontré en l’état des données scientifiques acquises. Les ondes radio n’ont aujourd’hui pas la même classification que, par exemple, l’alcool, le tabac et l’amiante (catégorie 1 : « cancérogène »), ni que, par exemple, le trichloréthylène et les fumées des moteurs diesel (catégorie 2A : « probablement cancérogène ») », peut-on lire dans un communiqué.

Et de rappeler que « les opérateurs de téléphonie mobile appliquent, depuis plusieurs années, cette approche de précaution, par exemple en incluant un kit oreillette dans chaque coffret de téléphone mobile ou en informant les utilisateurs sur les précautions d’usage. Ils ont diffusé, à ce jour, leur dépliant sur la santé à plus de 30 millions d’exemplaires ».

En 2009, le Grenelle des ondes, censé trancher sur la question de la nocivité, ou non des ondes mobiles (terminaux et antennes) avait rendu un rapport plutôt tiède sur la question, évitant de se mouiller tant sur la question des ondes que sur celle des antennes.

Plus tard, sur la base des travaux de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, le Ministère de la Santé avait indiqué appliquer une approche de précaution au téléphone mobile tout en considérant qu’aucun danger n’avait été établi.

Aux scientifiques de poursuivre leurs recherches pour tenter d’établir si oui ou non il existe un lien direct entre utilisation du mobile et apparition de cancers localisés.

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E-g8 : Facebook bientôt ouvert aux moins de 13 ans ?

Facebook M.Z
Sur la page d’inscription de Facebook, il faut indiquer avoir plus de 13 ans pour ouvrir un compte. Bientôt, ce ne sera sans doute plus le cas.

Peu le savent mais Facebook est interdit aux moins de 13 ans. Mais ce ne sera peut-être plus longtemps le cas car Mark Zuckerberg, le jeune patron du réseau social, s’est fixé comme objectif de faire sauter cette barrière et de rendre son «trombinoscope» accessible aux plus jeunes. A la veille du grand rendez-vous des géants de l’Internet à Paris, l’info pourrait bien faire bondir les défenseurs des enfants.

Faire sauter un verrou juridique

C’est sur CNN que le milliardaire de 27 ans a annoncé lundi son nouveau «combat» : « Ma philosophie est que pour l’éducation vous devez commencer à un très, très jeune âge ». Or aux Etats-Unis, une loi américaine interdit aux sites Web qui collectent des informations sur les utilisateurs d’ accepter les moins de 13 ans. Jusque là, Facebook traquait les tricheurs et affirme même supprimer 20.000 comptes par jour. Pour Zuckerberg, cette loi est désormais un verrou à faire sauter, ne serait-ce que pour étudier et analyser ce qu’il est possible de faire en termes d’apprentissage avec les réseaux, pour «apprendre ce qui marche».

Assurer la protection des plus jeunes

« A l’avenir, la technologie et les logiciels permettront aux gens d’apprendre beaucoup de leurs camarades » assure-t-il avant de rassurer les associations de défense de l’enfant : « Nous prendrions toutes les précautions afin de s’assurer que les plus jeunes sont protégés ».

Les géants de l’internet mondial se retrouvent mardi matin pour la première édition d’un «e-G8» consacré aux enjeux du numérique dont les débats, qui se tiennent jusqu’à mercredi soir, vont alimenter le sommet du G8 de Deauville (27-28 mai). Facebook, Google, eBay ou encore Microsoft: la quasi-totalité des grands noms de l’internet ont fait le déplacement et vont défendre leur vision de la Toile et du modèle économique à mettre en place pour assurer son développement et sa pérennité.

Qu’en pensez vous ?


4G : impossible de savoir ce que veut réellement Eric Besson

4G : impossible de savoir ce que veut réellement Eric Besson

Photo : Eric Besson, le nouveau ministre de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique  (D.R.)

(Source EuroTMTC’est ce qui s’appelle faire plaisir à tout le monde. Que vous soyez opérateur de réseau, nouvel entrant, MVNO, autorité de régulation ou haut fonctionnaire de Bercy, vous avez pu vous satisfaire des propos tenus par Eric Besson, le nouveau ministre de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique lors des Assises du numérique, réunies jeudi 25 novembre à Paris.

Dans son discours, Eric Besson a en effet indiqué, à propos de l’attribution des fréquences dans la bande des 800 MHz et 2,6 GHz destinées aux futurs réseaux 4G, qu’il « lancerait l’appel à candidatures pour l’utilisation de ces fréquences début 2011.» Cet appel à candidature devra répondre « à trois objectifs essentiels : la couverture des territoires, l’accroissement de la concurrence, et la valorisation du patrimoine immatériel de l’Etat ».

Pour mémoire, le débat fait rage au sein du gouvernement entre les tenants d’une ligne purement budgétaire et ceux qui souhaitent fixer des obligations. Les premiers veulent maximiser les revenus tirés de la vente des fréquences tandis que les seconds veulent établir des obligations en matière de concurrence ou de couverture des zones mal desservies par les réseaux à haut débit. Entre les deux, le ministre n’a donc pas pris position.

Car les trois objectifs qu’il a énoncés sont contradictoires. Si on veut imposer des contraintes, cela suppose de diminuer le prix de réserve des licences, et dès lors, d’être prêt à accepter de moindres …

rentrées pour le budget de l’Etat. En fait, la feuille de route proposée par le ministre correspond largement aux propositions faites par l’Arcep. Ainsi, si Eric Besson se prononce en faveur d’un découpage en quatre lots de la bande de fréquences 800 MHz, il s’agissait de l’une des deux propositions de découpage présentées par l’autorité de régulation des télécoms.

Sur le soutien à apporter aux MVNO, l’Arcep a aussi maintenu un indice multiplicateur des offres en fonction du degré d’ouverture des réseaux mobiles aux opérateurs virtuels. Seul problème, ce système a déjà été mis en oeuvre pour l’attribution des deux derniers lots de fréquences 3G récemment et il n’a pas incité les opérateurs mobiles à se montrer plus accueillants. D’où la crainte exprimée par Alternative Mobile, l’association des MVNO, de voir les opérateurs de réseaux continuer à leur refuser la possibilité d’évoluer vers un modèle de « full MVNO », qui leur permettrait une plus grande autonomie.

Concernant la couverture du territoire, l’Arcep a aussi proposé, pour les fréquences du dividende numérique, des contraintes fortes en matière de couverture des zones blanches. Il est donc impossible, à partir du discours du ministre, de savoir dans quel sens tranchera finalement Matignon.

A moins que le débat sur le prix de réserve des licences ne soit un faux débat. « Quel que soit le prix retenu, les opérateurs mobiles se porteront acquéreurs, car le portefeuille de fréquences détenu par chaque opérateur va devenir un véritable élément différenciant » explique ainsi un acteur, les équipements permettant maintenant de gérer plusieurs technologies sur la même fréquence.

Cela favoriserait les principaux opérateurs, à commencer par France Télécom. Les autres, comme Iliad, auront, peut-être, eux, intérêt à constituer un consortium (avec TDF par exemple) pour avoir accès à ces fréquences, tout en limitant leurs risques financiers.



La SNCF met sa relation client à la sauce Twitter

La SNCF met sa relation client à la sauce Twitter


Désormais, les clients de Voyages-sncf.com pourront se mettre en relation avec un conseiller via Twitter. Le voyagiste en ligne a en effet lancé un nouveau compte, Clt_Voyagessncf. Cet outil de communication sera disponible 7 jours sur 7, de 8h à 21h, pour tous les problèmes rencontrés par les voyageurs.

Voyages-sncf.com, premier e-voyagiste en France en termes de fréquentation, souhaite, via ce compte Twitter, répondre aux interrogations de ses clients, les accompagner à chacune des étapes de leur parcours et recueillir leurs suggestions sur le site.

La relation client du voyagiste en ligne continuera d’enrichir sa présence sur les réseaux sociaux d’ici l’été avec le lancement de l’agent virtuel LEA sur Facebook. Il y a quelques mois, La Poste avait fait de même en utilisant Twitter comme outil pour sa relation client.


Fibre optique : Bouygues Telecom, SFR et Free s’opposent à l’ARCEP

Hier, lors du colloque annuel organisé par l’ARCEP, les dirigeants de SFR, de Bouygues Telecom et de Free ont profité de la tribune qui leur était donnée pour critiquer le plan de déploiement de la fibre optique élaboré par le gouvernement. Ils estiment que la régulation délaisse la mutualisation et favorise France Télécom.

Fibre optique

Hier, lors de son colloque annuel qui avait pour thème « Croissance, innovation et régulation » l’ARCEP ne s’attendait pas à subir la fronde des trois concurrents de France TélécomEmmenés par Martin Bouygues, les trois opérateurs ont vivement critiqué la stratégie adoptée par le gouvernement pour le déploiement de la fibre optique en France.

Le plan fibre ambitionne de couvrir 57 % de la population en très haut débitd’ici 5 ans et d’atteindre les 100 % en 2025. Pour parvenir à cet objectif, l’Etat s’est engagé à investir 2 milliards d’euros. Quant aux modalités réglementaires, la France est le premier pays de l’Union Européenne à s’être doté d’un cadre juridique.

Martin Bouygues

Or, c’est ce cadre réglementaire, validé par le gouvernement, qui a essuyé un feu nourri de critiques. Le premier a s’être exprimé est Martin Bouygues, le président de Bouygues Telecom : « L’Etat a posé le principe de la concurrence par les infrastructures, quels que soient les réseaux. L’application de ce principe sur les réseaux fibres conduit en fait à instaurer une concurrence par l’investissement et les cash-flow.»

Selon lui, le cadre réglementaire favorise le déploiement de la fibre optique dans les zones les plus denses, c’est-à-dire dans les zones les plus rentables, délaissant ainsi les zones rurales. « France Télécom décide de déployer les villes rentables partout où des réseaux d’initiative publique départementaux se dessinent, ruinant ainsi la rentabilité globale du projet des collectivités locales. » a-t-il ajouté.

Plaidant pour sa paroisse, il a demandé à l’autorité de régulation d’avoir plus de temps avant d’investir dans la fibre afin de développer sa base de clients fixes. En effet, Bouygues Telecom est devenu un FAI il y a seulement deux ans et propose des solutions très haut débit en utilisant le réseau de Numericable.

Xavier Niel

Quant à Free et SFR, ils reprochent à l’ARCEP de ne pas favoriser la mutualisation. Xavier Niel estime que « 500 millions d’euros sont gaspillés chaque année[…] car chacun déploie son réseau à coté des autres » et Jean-Bernard Lévy, président du directoire de Vivendi, groupe qui possède SFR, qualifie le cadre réglementaire « d’absurdité », en expliquant que l’on déploie «  un réseau ferré avec des voies différentes pour chaque sociétés de transport. »

Par ailleurs, il a rappelé que SFR « propose depuis plus d’un an la mise en place d’une infrastructure commune avec France Télécom, ouverte à tous les opérateurs et organismes financiers qui souhaitent investir dans les réseaux de demain »

En s’exprimant ainsi, les trois rivaux de France Télécom se positionnent clairement du côté de l’avis de l’Autorité de la concurrence. Cette dernière invite l’ARCEP à réfléchir à une séparation fonctionnelle de France Télécom qui couperait l’opérateur historique en deux entités, une gérant le réseau et l’autre les offres commerciales.

Les propositions des trois opérateurs sont restées lettres mortes puisque d’après nos confrères du journal Les Echos, Stéphane Richard n’était plus dans la salle pour répondre à ses homologues.


Bug des SMS : Orange attaque Bouygues Telecom

Suite au bug des SMS de la nuit de la Saint Sylvestre, qui a provoqué des envois massifs de SMS chez les abonnés Orange Mobile, l’opérateur historique a décidé d’assigner Bouygues Telecomen justice.


Comme chaque année à l’occasion du nouvel an, les opérateurs battent des records d’envoi de SMS. Mais cette année, si la barre des 950 millions de textos a été atteinte ce n’est pas dû qu’au goût prononcé des Français pour l’Internet mobile et les smartphones mais aussi en raison d’un bug informatique.

Bouygues Telecom

Dans la nuit du 31 décembre 2010 au 1er janvier 2011, les abonnés Orange Mobile ont ont vu leur facture de SMS/MMS flamber en raison d’envois de SMS démultipliés. Dans les jours qui ont suivi, Orange accusait Bouygues Telecom d’être à l’origine de ce dysfonctionnement. Selon, le Figaro, le bug serait dû à une panne d’équipements de Bouygues Telecom« déclenchant une multitude d’incidents techniques en cascade. »
Homme en colère Mobile
Estimant que cet incident a nui à son image, Orange a décidé de porter plainte devant le tribunal de commerce de Paris. « Il s’agit d’une assignation de Bouygues Telecom dans une procédure à bref délai pour les graves préjudices subis. » a déclaré un porte-parole de France Télécom.

Bouygues confirme cette information, mais s’est refusé à tout commentaire.